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Le Comble

Le bâtiment

Un atelier de soie, rue Burdeau, 1831

Construit pour des métiers à tisser, pas pour des gens. Tout ce qui fait les chambres vient de là.

La colline

La colline qui travaille

Au XIXᵉ siècle, la Croix-Rousse tisse la soie de Lyon. Les canuts s'installent sur les pentes, dans des immeubles bâtis pour les métiers. En 1831, l'année où celui-ci est achevé, ils se révoltent pour être payés correctement.

Les proportions

Quatre mètres, deux mètres

Le métier Jacquard était énorme : près de quatre mètres de haut, et il lui fallait de la lumière. D'où les plafonds, d'où les fenêtres de presque deux mètres. Ce sont ces proportions qui font les chambres, et on ne les refait pas dans du neuf.

Le rez-de-chaussée

L'atelier est devenu la salle

Le rez-de-chaussée était l'atelier. C'est aujourd'hui la salle de Navette, avec les poutres d'origine et le plancher qu'elle a toujours eu. On l'a nettoyé ; on ne l'a pas remplacé.

La traboule

Un passage entre deux rues

Une traboule longe le bâtiment : un passage couvert qui traverse les immeubles d'une rue à l'autre, pour porter la soie à l'abri de la pluie. Nos clients l'empruntent pour rejoindre la cour. Ce genre de détail n'existe nulle part ailleurs.

Le nom

Le comble, c'est le dernier étage sous les poutres. C'est aussi le plus haut degré de quelque chose : le comble du luxe. Et « c'est le comble », c'est la goutte d'eau. Les trois nous vont.